Séverine Maquaire

Séverine Maquaire interprète Thémis dans le Spectacle Renaissance

Séverine Maquaire (mezzo) découvre par hasard sa vocation au chant lyrique alors qu’elle chante et joue depuis l’adolescence dans une compagnie de théâtre musical et spectacles de rue.
Après des études littéraires à l’université, elle commence sa formation musicale, tout en poursuivant une maîtrise d’italien. Elle étudie principalement à Paris, puis se perfectionne au CNR de Toulon et lors de masterclasses. Son chemin croise celui de professeurs de chant comme M. Alcantara, F. Guignolet, U. Reinemann, F. Le Roux et J-L. Dumoulin, et celui de chefs de chant tels que U. Finazzi, M. Voisinet, P. Moll, W. Rieger… Elle se rend régulièrement à Leipzig, où elle reçoit les conseils de R. Werner.

Son parcours éclectique et son habitude des espaces scéniques l’amènent à explorer de nombreuses facettes de la voix lyrique, dès ses années de formation.

En chœur, elle participe dès 2006 aux productions des opéras de Paris (Lucia di Lamermoor avec N. Dessay) et Rouen, où des interventions solistes lui sont ensuite confiées (alto solo dans les drei Geistliche Lieder de Mendelssohn en 2009). On l’y entend également dans des œuvres de T. Pécou (son opéra La Mère Coupable en 2010, Voix Marines en 2008), avec qui elle poursuit une enthousiasmante collaboration dans sa Symphonie du Jaguar avec l’Orchestre Philharmonique de Radio France (François-Xavier Roth, Arsenal de Metz), concert qui donne lieu à un enregistrement salué par la critique. Elle s’apprête à reprendre sa collaboration avec le compositeur pour le projet Watunna en Lorraine.

Outre les chœurs d’opéra, elle découvre le répertoire baroque au sein des Arts Florissants, et la musique contemporaine avec des ensembles tels que le Cabaret

Contemporain (Music for 18 musicians de S. Reich), Opus 9 (Folk Songs de L. Berio) et d’autres formations de musique de chambre, pour le Pierrot Lunaire d’A. Schönberg notamment.

Toujours passionnée par la scène, elle aborde de grands rôles du répertoire, comme Carmen en 2010 (avec l’Orchestre de la Radio Roumaine), Siebel en 2009 (avec l’Orchestre Ostinato), Chérubin, l’Enchanteresse, Oreste, et Ruggiero dans l’Orlando Furioso de Vivaldi en 2012. On l’entend également dans des œuvres moins connues, où ses talents de comédienne sont mis en valeur, comme Mazet dans La Colombe de Gounod et Melle de Kerkabon dans Le Huron de Grétry. Chanteuse comédienne, on l’entend également au théâtre, avec la Compagnie Influenscènes pour Vienne 1913 (de 2005 à 2010) et Le mot progrès dans la bouche de ma mère sonnait terriblement faux de M. Visniec (en tournée en Roumanie en 2011), et dans l’Electre de Sophocle, mise en scène par P. Calvario avec J. Birkin dans le rôle-titre (en 2006-2007). Avec les Artistes en Mouvement, elle prend part à d’audacieux projets de théâtre musical, comme Il était une fois… la Création du Monde (mis en scène par W. Mesguich) et Renaissances, qui verra le jour en décembre prochain.

Souvent remarquée pour la qualité émotionnelle de sa voix, elle est régulièrement engagée comme soliste d’oratorio (Cantates de Bach, Stabat Mater de Pergolèse, Messe du Couronnement…) et pour le répertoire orchestral (Noces de Stravinsky avec l’Orchestre de Bayonne, El Amor Brujo de De Falla avec la Philarmonie de Tirgu-Mures, Roumanie, en 2012). Elle chantera en 2013 la Rhapsodie pour Alto de Brahms à Clermont-Ferrand et, fin 2012, la 9e Symphonie de Beethoven avec l’Orchestre National de Thessalonique.



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